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  • Sep 03 / 2017
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Chronique de septembre 2017. Titre : « L’hallucination collective continue ! »

« Ce qui arrive est toujours autre chose que ce que nous avions attendu » *

Apres une élection présidentielle mouvementée, des élections législatives de type tsunami, l’hallucination collective
continue !

Sous les yeux des 85% de salariés français en CDI, l’entreprise de liquidation du contrat de travail est menée tambour
battant par le président Macron et son fan club.

Au motif que les avantages sociaux ruinent la compétitivité de notre pays, « notre » Président de la République réalise
le rêve du MEDEF en liquéfiant le travail, le rendant négociable à vue.

Peut-on une seule seconde imaginer que les français (du moins ceux qui se sont déplacer pour voter), en voulant
échapper à l’extrême droite, ont voulu adopter le système économique libéral pur et dur, rendant ainsi réels les
enfers possibles ? Non.

Précariser les contrats stables pour favoriser leurs basculements vers des contrats commerciaux, affaiblir la loi en
faveur d’accords collectifs passés sous l’emprise de l’autoritarisme patronal, mettre hors-jeu les corps intermédiaires
(juges, syndicats), déréguler le droit du travail dans un pays en mal de renouvellement et sclérosé par les inégalités
sociales, territoriales, par l’évasion fiscale, le favoritisme, la corruption, la financiarisation etc… devient, sous couvert
de mouvement de modernité, une œuvre de destruction de notre société.

Monsieur le Président de la République, mais que vous ont fait les salariés en CDI pour que vous vouliez les saquer
de la sorte ?

Imaginons quelques conséquences de ce qui est prévu :
Financement de l’économie : comment nos très chers banquiers vont-ils accepter de financer les acquisitions de nos
voitures, logements, équipements, études des enfants avec des contrats de travail aussi « liquides » ?
Logement : la liquéfaction des contrats en CDI générera l’instabilité des locataires de logement. En effet, à quoi rime
un bail de type loi de 89 avec un preneur précaire.
Les demandes de logements auprès des organismes de logements sociaux vont exploser, le secteur privé
n’acceptant pas de louer à des précaires, sauf à des tarifs de marchands de sommeil…
Les prix et les loyers baisseront ils face à une demande issue de preneurs ou acquéreurs avec peu de financement ?

Organisation du travail :
– qu’est ce qui interdira aux futurs « tacherons » de faire travailler leurs enfants chez eux dans le cadre des
prometteurs « contrats de projet ».
– Le fait que la future armée de « contractors » puisse bénéficier des indemnités chômage ouvrira la course à
la baisse des rémunérations. Tout comme avec le C.I.C.E, les donneurs d’ordre n’auront de cesse d’aligner
les futurs honoraires de leurs sous-traitants sur les futures indemnités chômage.
– Nous prenons le pari de l’explosion du travail non déclaré avec la passation en masse de contrats
commerciaux en lieu et place de CDI.

Face à cette idéologie libérale enrubannée de toutes les théories philosophiques, humanistes et bien pensantes
nous souhaitons vivement que le réalisme social l’emporte et que notre modèle français et son consensus socioproductif
soient en priorité et rapidement traité pour les maux dont ils souffrent déjà, et ce avant même que ne se
déroule sous nos yeux les opérations de liquidation du salariat que nous prépare ce gouvernement.
Vous verrez Monsieur Macron, ça ira déjà beaucoup mieux, même face à la mondialisation !
Nous souhaitons à chacun d’entre vous une bonne rentrée et vous donnons rendez-vous le 30 septembre 2017 entre
10h et 12h salle de l’Europe pour notre réunion bimestrielle.

Sophie Maley, Olivier Erard, liste DVG « Enghien source de diversités »
*Paul Ricoeur dans « Temps et récit »- Seuil 1983

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